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L'auteur

Né en 1922 à Lowell, Massachusetts, dans une famille d'origine canadienne française, Jack Kerouac publie son premier livre 'Avant la route' en 1950. Kerouac met ensuite au point une technique nouvelle, très spontanée, à laquelle a été donné le nom de littérature de l'instant. En 1957, après avoir remis à son éditeur l'ouvrage qui devait le rendre célèbre, Sur la route, il part pour Mexico, Londres, Paris, Tanger. Il ressent alors cruellement le mal du pays, rentre aux Etats-Unis, fait un voyage de Floride à San Francisco avec sa mère et s'installe avec elle dans les environs de New York. Il meurt en 1969, à l'âge de quarante-sept ans.

SUR LA ROUTE

Sur la route est le récit des errances de l' auteur (Jack Kerouac porte le pseudonyme de Sal Paradise dans ce livre) faites de parcours insensés dans les étendues américaines; voyageant en auto-stop, logeant chez qui l'accepte, partageant femmes et alcool avec des amis de rencontre, Kerouac s'abandonne à la loi du hasard, à la recherche d'une fraternité réelle entre les gens. Le récit est le compte rendu de cette quête avec ses moments d'euphorie, mais aussi ses passages à vide, ses instants nuls, ses échecs. Kerouac rend parfaitement dans ses ouvrages la communion avec la nature face à la difficulté de trouver sa place dans un monde urbain changeant trés vite.



Il est des livres et des auteurs que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître... Le style nouveau et libre, les thèmes non matérialistes du roman, qui raconte ses voyages en auto-stop avec Cassady à travers les Etats-Unis et le Mexique, au fil des rencontres et des liaisons amoureuses et amicales, ce livre lui apporte un grand succès d'estime, certains voyant en Kerouac un nouveau grand écrivain. Il se retrouve bombardé contre son gré porte-parole de la Beat Generation. Devant les contraintes et les inhumanités de nos sociétes modernes que ressentait déja Kérouac dans les années 50, ses livres décrivent une manière de traverser la vie, un peu clochard, un peu va-nu-pieds, un peu mystique, tout cela se terminant souvent dans la crasse, l'alcool et la drogue, mais le mouvement beatnick -- déja les exclus du rève américain? -- laissa derrière lui un profond sillage, à commencer par le mouvement hippie qu'il méprisa pourtant ouvertement.

LES CLOCHARDS CELESTES

Sans bourse délier, je quittai Los Angeles sur le coup de midi, caché dans un train de marchandises, par une belle journée de la fin septembre 1955. Etendu sur une plate-forme roulante, mon sac sous la nuque, les genoux croisés haut, je me laissai absorber par la contemplation des nuages tandis que le convoi roulait vers le nord. L'omnibus qui m'emportait me permettrait d'arriver avant la nuit à Santa Barbara où je me proposais de dormir sur la plage. Le lendemain matin, un autre omnibus m'emmènerait jusqu'à San Luis Obispo, ou bien le rapide de marchandises me déposerait à San Francisco à sept heures du soir.

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