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L'auteur
Philip Roth est né à Newark (États-Unis) en 1933. Son premier livre Goodbye, Colombus lui a valu le National Book Award pour le roman en 1960. Au cours des dernières années, il a reçu à deux reprises le National Book Critics Circle Award : en 1987 pour son roman "La contrevie" et en 1992 pour "Patrimoine". Pastorale américaine obtient le Prix Pulitzer et, en France, le Prix du meilleur livre étranger et La tache le Prix Médicis Étranger 2002. Ses écrits parlent systématiquement de la société juive aux Etats-Unis et, que ce soit de près ou de loin, de leurs rapports familiaux et amoureux. Son style, souvent provocateur et volontiers cru, ne manque pas non plus de déclencher les foudres du puritanisme outre-Atlantique. |
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LA TACHE A la veille de la retraite, un professeur de lettres classiques, accusé d'avoir tenu des propos racistes envers ses étudiants, préfère démissionner plutôt que de livrer le secret qui pourrait l'innocenter. Ou l'on découvre derrière la vie trés rangée de notre professeur un passé inoui et un présent non moins ravageur... A vos lectures! Dernier volume d’une trilogie débutée avec Pastorale américaine et continuée par J’ai épousé un communiste, La Tache conclut un ambitieux projet d’analyse de l’Amérique contemporaine. Roth n’a rien perdu de sa verve : c'est un roman brutal où tout est équivoque; la pudibonderie manifeste et le racisme latent de toute une société en font les frais. Roth n’a rien perdu non plus de son souffle : en prenant le parti narratif de tisser à rebours la trame d’une existence fondée sur un inavouable secret, le démiurge Roth assène à toutes les hypocrisies ce coup paradoxal : que la fiction peut avoir raison du mensonge. Un livre magistral. |
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LA CONTREVIE Encore un magistral roman! La Contrevie explore les conséquences de cet imparable constat : la vie est un obstacle au désir. À travers un récit d’une vertigineuse symétrie, à l’échelle du monde, Nathan et son frère s’inventent chacun une contrevie pour faire face à la maladie et à l’effet secondaire le plus traumatisant que puisse imaginer l’auteur de Portnoy : l’impuissance. Roth règle son compte à son premier héros et démontre sans appel que la fiction seule porte l’espoir d’exorciser la mort. Plusieurs lectures pour le prix d'une : Une réflexion sur Israël et la judéité, une sur la condition et la solitude de l'écrivain enfermé dans ses angoisses et ses désillusions. Exceptionnel, habile et truculent. |
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